2.2.1 Principe
On éclaire en incidence quasi normale, avec une source monochromatique, une lame d’air d’épaisseur variable , comprise entre deux surfaces de verre. Les deux ondes qui interfèrent sont réfléchies sur la face inférieure de la première surface (verre vers air, sans déphasage) et sur la seconde surface (air vers verre, avec un déphasage de ). La différence de marche vaut donc
(15)
Les franges sont des lignes d’égale épaisseur, localisées sur la lame d’air. On les observe pour un coin d’air (deux lames planes faisant un petit angle ) ou entre une lentille plan-convexe de grand rayon de courbure et une lame plane : ce sont les anneaux de Newton.
2.2.2 Coin d’air
L’épaisseur est et . Les franges sombres vérifient , soit : les franges sont rectilignes, parallèles à l’arête (qui est sombre, car ), et d’interfrange .
2.2.3 Anneaux de Newton
Pour , l’épaisseur de la lame d’air est , d’où . Les anneaux sont centrés sur le point de contact, où : la tache centrale est sombre. Les anneaux sombres vérifient et les anneaux brillants .
2.2.4 Mesure du rayon de courbure
Le contact réel est déformé et contient de la poussière : le numéro des anneaux est inconnu. On mesure donc les diamètres et de deux anneaux sombres, séparés de anneaux, et l’on élimine :
(17)
2.2.5 Lumière blanche
En lumière blanche, chaque longueur d’onde donne ses propres anneaux : les premiers anneaux sont colorés (teintes de Newton), puis les couleurs se mélangent en un blanc d’ordre supérieur, comme dans la lumière blanche du Michelson ou de la bulle de savon.