2.5.1 Principe
Interféromètre à division d’amplitude à deux ondes, formé de deux lames de verre identiques et , épaisses et à faces parallèles, dont la face arrière est argentée. Chaque lame sépare un faisceau en deux par la réflexion sur sa face avant et sur sa face arrière. Sur la première lame, le faisceau 1 se réfléchit sur la face avant et le faisceau 2 sur la face arrière : ils repartent parallèles, écartés d’une distance . Sur la seconde lame, le faisceau 2 se réfléchit sur la face avant tandis que le faisceau 1 traverse la lame et se réfléchit sur la face arrière : ils sont de nouveau superposés.
2.5.2 Faisceaux écartés et différence de marche
Pour une lame d’épaisseur et d’indice éclairée sous l’incidence , l’angle de réfraction vérifie et les deux faisceaux sont écartés de
(20)
Pour cm, et , on trouve mm. Les deux chemins sont symétriques : chaque faisceau subit une réflexion sur une face avant, une réflexion sur une face arrière et traverse la même épaisseur de verre. Pour des lames parallèles, quelle que soit la longueur d’onde : on peut travailler en lumière blanche, et les deux faisceaux ont la même intensité (quelques pour cent de l’intensité incidente).
En inclinant très légèrement la seconde lame, on obtient des franges rectilignes localisées à l’infini, dont l’interfrange se règle avec l’inclinaison.
2.5.3 Réfractométrie
On place une cuve de longueur sur chaque faisceau, entre les lames. Si l’indice du gaz de la cuve 2 passe de à , la différence de marche vaut .
2.5.4 Remarques
Avantages. Les faisceaux sont largement écartés, donc facilement accessibles pour y placer des cuves, et l’instrument est stable : les deux lames sont solides et travaillent symétriquement.
Limites. Seule une petite fraction de la lumière arrive à la sortie, et les lames épaisses doivent être identiques et très soigneusement taillées : des défauts d’épaisseur ou de parallélisme déforment les franges.