3.3.1 Principe
Interféromètre à division d’amplitude à ondes multiples : deux lames à faces parallèles, partiellement réfléchissantes (coefficient de réflexion en intensité , de transmission , absorption négligeable), séparées par une lame d’air d’épaisseur et d’indice . Un rayon incident donne une infinité de rayons transmis parallèles, d’amplitudes en progression géométrique décroissante, qui interfèrent à l’infini ou dans le plan focal d’une lentille. Le Michelson superpose deux ondes, le Fabry-Pérot en superpose un grand nombre : les franges sont beaucoup plus fines.
3.3.2 Intensité transmise : fonction d’Airy
Deux rayons transmis successifs sont déphasés de . Avec et les coefficients en amplitude, le rayon a l’amplitude et la phase : l’amplitude transmise est la somme d’une série géométrique de raison ,
(38)
L’éclairement transmis s’en déduit, avec :
(39)
3.3.3 Finesse
Autour d’un maximum, l’éclairement tombe à la moitié pour , soit . La largeur à mi-hauteur vaut donc , et on définit la finesse comme le nombre de pics que l’on peut loger dans un ordre :
(41)
3.3.4 Intervalle spectral libre et résolution
À incidence normale, : les pics sont espacés, en fréquence, de l’intervalle spectral libre , soit en longueur d’onde. Chaque pic a la largeur . Deux raies sont séparées si leur écart dépasse ; pour que les ordres ne se recouvrent pas, le spectre étudié doit en outre être plus étroit que .
3.3.5 Anneaux et applications
Avec une source étendue et une lentille, on observe dans le plan focal des anneaux d’égale inclinaison, comme pour la lame d’air du Michelson, mais fins et brillants sur fond sombre quand est grand, au lieu de franges sinusoïdales. Si l’on fixe (étalon), on obtient un filtre ou une référence de fréquence ; si l’on fait varier ou , on balaie le spectre. Le Fabry-Pérot sert en spectroscopie de haute résolution (structures fine et hyperfine), de cavité résonnante pour les lasers, et de bras dans les interféromètres de LIGO.