Un filament conducteur de diamètre inférieur au micromètre, porté à un potentiel de quelques volts et placé entre deux plaques à la masse, dévie les électrons de part et d’autre. Les deux faisceaux semblent issus de deux sources virtuelles séparées de 𝑎 et donnent des franges d’interfrange 𝑖=𝜆𝐷/𝑎, comme pour le biprisme de Fresnel ; la tension du filament règle 𝑎 et donc l’interfrange. Le dispositif sert à mesurer la phase des électrons qui traversent un échantillon, donc les champs électrique et magnétique qu’il contient.

Fig. 36. – Biprisme de Möllenstedt : un filament fin, porté à un potentiel 𝑉>0 entre deux plaques à la masse, dévie vers lui les électrons qui passent de part et d’autre. Les deux faisceaux semblent issus de deux sources virtuelles 𝑆1 et 𝑆2 séparées de 𝑎 et se recouvrent dans la zone violette, où apparaissent des franges d’interfrange 𝑖=𝜆𝐷/𝑎.
Pour aller plus loin. G. Möllenstedt et H. Düker, Zeitschrift für Physik 145, 377 (1956) ; F. Hasselbach, Reports on Progress in Physics 73, 016101 (2010).