1.4.1 Principe
Interférences par division du front d’onde : le biprisme est formé de deux prismes identiques, accolés par leur base, d’angle au sommet très petit (de l’ordre de 0,5°) et d’indice . Une fente source , parallèle à l’arête et située à la distance du biprisme, est vue à travers chaque demi-prisme comme une source virtuelle : un prisme mince dévie les rayons d’un angle vers sa base, donc vers l’axe. Les deux sources virtuelles et sont cohérentes (même source primaire) et distantes de .
la source est vue en et ; les deux faisceaux se recouvrent dans le champ d’interférences.
1.4.2 Franges d’interférences
Les deux faisceaux se recouvrent dès la sortie du biprisme, dans un secteur d’ouverture angulaire issu de l’arête : c’est le champ d’interférences. Sur un écran placé à la distance du biprisme, soit à des sources, on retrouve le calcul des fentes d’Young : pour , et des franges rectilignes, parallèles à l’arête, d’interfrange
Sur l’écran, le champ a pour largeur , ce qui limite le nombre de franges observables à , soit une vingtaine ici.
1.4.3 Dépendance en longueur d’onde et lumière blanche
L’interfrange dépend de de deux façons : directement () et par l’indice du verre, qui intervient dans : . Contrairement aux miroirs de Fresnel, où est géométrique, la dispersion du verre joue ici un rôle, mais secondaire : pour un verre usuel, varie d’environ 3 % entre 400 et 700 nm, alors que varie de 75 %. Ainsi est quasi proportionnel à .
En lumière blanche, chaque longueur d’onde forme son propre système de franges. En , on a pour toutes les longueurs d’onde : la frange centrale () est blanche. Les franges d’ordre sont en : le bleu est plus proche du centre que le rouge, d’où des franges irisées, bleues côté centre et rouges côté extérieur. Quand augmente, les couleurs se décalent de plus d’un interfrange et se brouillent en un blanc d’ordre supérieur : les franges disparaissent dès que dépasse , soit pour nm.